BROR GUNNAR JANSSON


La représentation du 16 juin est complète

 

Moyennant une poignée de pesos, tous les musiciens peuvent se payer une jolie bio – ce texte promotionnel utilisé pour présenter un débutant qui n’a pas encore eu beaucoup d’articles dans la presse, ou pour dire le plus grand bien d’un artiste déjà établi, quitte à enjoliver un peu la réalité. Et puis il y a Bror Gunnar Jansson : présent sous nos contrées depuis une paire d’années, le Suédois a engrangé plus de presse que d’autres dans toute une carrière. Pas besoin de lui écrire une jolie bio, quand autant de vrais journalistes se sont chargés d’en dire le plus grand bien.

Le texte qui suit est donc portrait inédit de Bror Gunnar Jansson, façon créature de Frankenstein, uniquement rédigé à partir d’extraits de presse.

 

« Sur scène, Bror rentre dans la peau d’un homme-orchestre en utilisant son étui de guitare, sur lequel il a placé une pédale de grosse caisse, mais aussi une caisse claire, un charleston bricolé et, derrière lui, un décor style triptyque avec un papier peint pouvant dater des années 50. A chaque fois, Bror («frère» en suédois) Gunnar Jansson s’entoure de son petit monde qu’il trimballe partout (Libération, 5/05/2014)… Maître de marionnettes qui se présente seul sur scène, pale dans son costume étriqué des années 30, joue pieds-nus avec des instruments fatigués de one-man blues band, dialogue avec les ténèbres et siffle les yeux fermés, mais s’illumine une fois la partie gagnée (Abus Dangereux, 11/2014)… Au rythme d’un swamp des plus crus, il gueule ses paroles sur une mélodie qui vous replonge les deux pieds dans les champs de coton (Libération, 5/05/2014)… Le jeune homme n’a jamais mis les pieds aux Etats-Unis (Marianne, 11/2014)… Comment réussir dans une musique née entre les champs de coton et le bayou quand vous venez d’un petit village du nord de Göteborg ? Sans doute le fait d’être issu d’une famille de musiciens (quatre générations d’accordéonistes ou bassiste) est utile, mais il faut aussi faire appel à sa propre histoire. C’est ce qu’il fait, Bror Gunnar Jansson, en s’inspirant d’un meurtrier pendu célèbre dans son village. Il est question de malédiction (France Culture, 02/2015)… Une grande sensibilité torturée par des démons farceurs, une fascination pour les personnages glauques et les sons d’outre-tombe (Abus Dangereux, 11/2014)… Un groove sudiste rappelant les ombres mélodiques d’un Lightnin’ Hopkins ou les complaintes d’un Howlin’ Wolf (Libération 03/2014)… Les héros de cet homme-orchestre ont pour nom Muddy Waters, Charley Patton ou Blind Willie Johnson… Le Suédois se branche directement à la source pour mieux électrocuter les codes du blues (L’Express, 02/2014)… Les White Stripes à lui tout seul (France Inter, 01/2016)… La musique de Bror Gunnar Jansson, apparemment disciple de Tom Waits et de feu Jeffrey Lee Pierce, transpire la moiteur du Sud (Télérama Sortir, 02/2015)… Bror Gunnar Jansson s’est d’abord fait remarquer par son absence : il y a quelques années, Télérama le citait dans un article sur les pépites les plus rares de la discothèque de Radio France – c’était pour son premier album, un vinyle tiré à 100 exemplaires (Les Inrocks, 06/2014)… Son deuxième album Moan Snake Moan est bourdonnant, grognant, halluciné, salle de tortures shakespearienne, avec giclées d’orgue, guitares saturées, percussions poisseuses (A Nous Paris, 02/2015)… Album de la semaine (Canal +, 07 et 09/2014)… Album de l’année, n° 65 (Les Inrocks, 12/2014)… Ce musicien aux allures de dandy, apôtre d’une forme de dark blues ténébreux, et dépouillé, a depuis donné des centaines de concerts et envoûté autant de fidèles grâce à cette formule parfois magique qu’offre le one man band (Soul Bag, 09/2015)… On croyait tout connaître des one man bands. On croyait que la formule touchait vite ses limites. Mais ça, c’était avant. Avant que n’arrive cet intrigant suédois au nom à coucher dehors (avec une Suédoise de préférence) (Rock à la Casbah, 06/2014)… Ce type-là, vraiment, il a des tripes (L’Obs, 10/2015)… MANGEZ-EN !!! (Ouï FM, 09/2014). »

Crédit photo : Julien Bourgeois

1ère Partie :

Le 16/06

HOBOKEN DIVISION :

 

Le duo Delta Blues/Garage HOBOKEN DIVISION a été fondé en 2011 à Nancy par Mathieu Cazanave (guitare, harmonica, orgue,…) et Marie Rieffly (chant, basse). Depuis, le groupe construit savamment son univers sonore : un blues/garage mixant boite 
à rythmes et samplers, à des instruments plus traditionnels. « Comme si le (Jon Spencer) Blues Explosion avait mangé Alisson Mosshart au petit déjeuner (leader de The Kills et The Dead Weather)», selon leurs propres termes. En mars 2012, ils ont publié en autoproduction, leur premier EP 5 titres, et ont pour ferme objectif d’élargir leur périmètre de diffusion, en particulier au-delà des frontières, tout en préservant leur engagement alternatif. Ils nous livrent ici leur premier album « DIY » : Arts & Crafts.

Crédit photo : Fred Brichaud

 

17/06:

BUTCH MC KOY



16, 17 juin 2016

20h00


Première Partie : HOBOKEN DIVISION / BUTCH MC KOY

Organisateur : La Nouvelle Machine

18,8 €